l’importance des soins pour la croissance du cerveau

 

On le sait, les soins sont très importants pour le bébé, ils assurent sa survie, son bien-être mais l’idée qu’ils participent à la croissance harmonieuse du cerveau est moins répandue.

Au cours de cet article, nous allons voir toute l’importance des relations dans le développement du cerveau.En effet, les expériences, comme les interactions vont façonner le cerveau de l’enfant.

Lorsque l’enfant paraît…

Le cerveau de l’enfant se développe dès la vie intra-utérine, et cette croissance va se poursuivre jusqu’à l’âge adulte. Le cerveau a besoin d’une base solide pour se développer, et c’est dans les premières années que l’architecture et les fonctions de base du cerveau prennent forme.

Son cerveau dispose de 100 milliards de neurones, chacun ayant pour rôle de transmettre l’information nerveuse ; ils sont organisés en réseaux et chacun a des fonctions spécifiques dans différentes régions du cerveau. Lorsque l’enfant vient au monde, la plupart de ces neurones ne sont pas encore reliés les uns aux autres, c’est grâce aux interactions et aux stimulations de son environnement qu’ils vont se connecter entre eux et créer des synapses, et donc de nouveaux réseaux de neurones.

Une vidéo de Céline Alvarez sur le sujet illustre parfaitement la plasticité cérébrale, l’importance des moments d’exploration, des comportements et des habitudes vis-à-vis des enfants.

 

Une phrase que j’apprécie beaucoup dans cette vidéo est celle-ci : « il lui suffit de vivre! »

Il lui suffit « d’être en relation » et de lui permettre d’explorer !

Considérant leur période d’éveil limité, les interactions sont donc primordiales lors des moments de soins et des repas.

La prévenance et l’attention données à un enfant pendant les moments de soins quotidiens vont lui permettre de créer une relation d’attachement sécurisante et de s’éveiller au monde.

Voici tous les comportements que nous pouvons observer avec les jeunes enfants lors d’un change :

  • répondre au besoin du bébé dans une ambiance calme,

  • lui expliquer les gestes que l’on fait,

  • lui parler doucement, fredonner, mettre des mots sur ses réactions

  • interagir de façon chaleureuse, en souriant, en étant expressif,

  • le manipuler de façon délicate, avec des gestes doux, prévisibles,

  • garder le contact visuel avec l’enfant,

  • être présent dans ce moment de soin

Dès lors, notre voix, nos intonations, nos gestes et nos expressions vont rassurer l’enfant et l’aider à s’éveiller au monde qui l’entoure. Si l’adulte a une certaine qualité de présence lors de ces moments passés avec l’enfant, cela va grandement contribuer à son développement harmonieux.

Que ce soit lors du bain, des repas ou des changes, les moments de jeux vont devenir des moments privilégiés et précieux pour le développement du cerveau. Ces expériences interactives, affectueuses et positives vont permettre au cerveau de l’enfant d’atteindre son plein potentiel.

Voici une image : les soins par le toucher, le massage et les caresses apportés au jeune enfant permettent de diminuer ses récepteurs au stress.

 

Le contact physique a des effets positifs sur l’enfant, il se sent en sécurité, cela stimule le développement de mécanismes qui vont lui permettre de gérer son stress, lss émotions fortes et même développer ses capacités intellectuelles !

Bien sûr, il n’y a pas pas que le toucher, les 5 sens vont largement contribuer à mettre en place de nouveaux circuits de neurones !

Je voudrais partager une histoire avec vous, qui m’a été relatée par une formatrice. Lorsqu’il n’existait pas encore de médicaments pour soigner les infections des yeux chez les jeunes enfants, le fait de les laisser les yeux fermés pour les soigner pendant une longue période avait pour ces bébés une conséquence désastreuse : ils devenaient aveugles, malgré l’intégrité de leur appareil visuel. L’explication était toute simple : en manque de stimulation visuelle, le sens de la vision ne s’était pas développé…

Il est donc important que l’enfant soit éveillé au monde qui l’entoure sous le regard bienveillant de l’adulte, mais le plus compliqué sera peut-être de conserver son calme lorsque l’enfant a peur, lorsqu’il est stressé, fatigué et/ou même angoissé.

L’immaturité cérébrale de l’enfant le rend particulièrement sujet à des tempêtes émotionnelles. Donc, plus l’adulte sera apaisant et rassurant lorsque l’enfant est envahi par ses émotions, et plus l’enfant aura de chances de s’apaiser et à terme, d’apprendre à gérer ses émotions.

L’adulte est un modèle d’imitation, n’est-ce pas ?!

L’adulte qui crie ou s’énerve sur un enfant en pleurs ou en stress, ne va qu’augmenter la tempête émotionnelle de l’enfant ; le système limbique du cerveau, siège des émotions, n’étant pas suffisamment mature, c’est une véritable tempête émotionnelle pour l’enfant, et son cerveau est inondé d’hormone de stress, le cortisol. Celui-ci, libéré en grande quantité, peut stagner dans le cerveau pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, et nuire aux structures du cerveau. Ce n’est pas un caprice, le jeune enfant n’en a pas la capacités, c’est un besoin qui a besoin d’être comblé, souvent celui d’être rassuré.

Au contraire, si l’adulte est présent et apaise, écoute, réconforte, soutient et accueille sans jugement, le cortisol diminue, le cerveau de l’enfant produit alors une hormone appelée hormone du bien-être : « l’ocytocine ». Cette hormone contribuera à l’établissement d’un lien affectif solide entre l’adulte et l’enfant. Le réconfort reçu dans l’enfance va permettre à l’individu de s’adapter facilement tout au long de sa vie d’adulte.

L’alternance de moments de complicité, de tendresse et de moments de jeux et d’exploration va offrir à l’enfant un environnement de qualité.

Voici une autre petite vidéo du site « naître et grandir », pour mettre en avant que « que chaque geste compte », pour soutenir l’enfant dans son développement, dans son apprentissage et ses relations.

Le jeu « du coucou » présenté dans la vidéo, si classique avec de jeunes enfants, lui apporte du plaisir ; il est en relation intime et permet de mieux gérer les séparations, il apprend et intègre progressivement la notion de « présence et d’absence ». Cela renforce aussi son sentiment de sécurité lors des moments de séparation, comme à la crèche par exemple.

En conclusion,

  • s’adapter aux besoins de l’enfant,

  • lui porter une attention particulière lors des moments de soins, de repas, de jeux

  • dans une ambiance calme et joyeuse

    favorisera une croissance harmonieuse du cerveau de l’enfant.

Merci de m’avoir lu, dites-moi en commentaires si vous saviez que tout ce que vous faites au quotidien de façon instinctive favorisait la croissance du cerveau de l’enfant ?!

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